Macky Sall au dernier vote indicatif pour la tête de l'ONU
L'ancien président sénégalais affronte ce mardi le quatrième et ultime tour indicatif du Conseil de sécurité, en position fragile.
Le fait
Ce mardi 29 septembre 2026, le Conseil de sécurité des Nations unies procède au quatrième et dernier vote indicatif pour désigner le successeur d'António Guterres au poste de secrétaire général. Macky Sall, ancien président du Sénégal et candidat déclaré à ce poste, prend la parole lors de cette séance décisive. Ce scrutin constitue l'ultime étape avant le verdict des cinq membres permanents.
Le contexte
La succession de Guterres, dont le mandat s'achève à la fin de l'année, mobilise plusieurs candidatures issues de différentes régions du monde. Le processus de sélection repose sur une série de votes indicatifs au sein du Conseil de sécurité, conçus pour dégager progressivement un consensus avant que l'Assemblée générale ne ratifie le choix final. Macky Sall, qui a quitté la présidence du Sénégal en mars 2024 après deux mandats, s'est positionné comme le candidat du continent africain, fort d'un réseau diplomatique constitué au fil de ses années à la tête de l'Union africaine. Toutefois, lors du vote indicatif du 18 septembre, il n'aurait recueilli que cinq voix favorables, un résultat qui le place en situation délicate à l'entame de ce tour final. La règle du veto accordée aux membres permanents, États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni, confère à chacun d'eux un pouvoir de blocage absolu, rendant tout calcul arithmétique insuffisant sans garantie politique au plus haut niveau.
Les angles
Ndarinfo met en avant la prise de parole de Sall devant le Conseil, soulignant la dimension symbolique de cette tribune pour le candidat. SeneNews insiste davantage sur la fragilité de sa position après un troisième tour décevant, qualifiant l'enjeu de considérable pour l'ancien chef d'État. Les deux sources convergent sur le caractère décisif de cette journée sans que l'une ou l'autre ne rende compte des positions des membres permanents ni des concurrents encore en lice, ce qui laisse une large part du tableau dans l'ombre.
La question Jubël
Un candidat africain à la tête de l'ONU porterait-il nécessairement les intérêts du continent, ou son élection signifierait-elle d'abord la caution politique d'au moins trois membres permanents aux intérêts divergents sur les dossiers africains ? Et dans quelle mesure la candidature de Macky Sall bénéficie-t-elle d'un soutien collectif africain réel, au-delà des déclarations de principe ?
Commentaires
Charte des commentairesChargement…