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Culture

Dak'Art 2026 : soixante-quinze artistes autour de l'« (Anti) fragilité »

La seizième édition de la Biennale de Dakar, prévue du 19 novembre au 19 décembre, entre dans sa phase publique avec le dévoilement de ses artistes et de son thème.

Dessin de repli : L'art de la réparation commence par ne pas regarder ce qui tient le cadre.
Le dessin de JubëlL'art de la réparation commence par ne pas regarder ce qui tient le cadre.

Le fait

Le 24 septembre 2026, une cérémonie officielle a marqué le premier acte public de la seizième édition de la Biennale de l'art africain contemporain de Dakar, dite Dak'Art. Soixante-quinze artistes ont été dévoilés autour du thème retenu : « (Anti) fragilité : arts de la réparation et stratégies du contrecoup ». La manifestation se tiendra du 19 novembre au 19 décembre 2026 dans la capitale sénégalaise.

Le contexte

Fondée en 1990, la Biennale de Dakar s'est imposée comme l'une des plateformes majeures de l'art contemporain africain et de sa diaspora, concurrençant sur ce terrain des rendez-vous comme la Biennale de Venise ou celle de São Paulo. Pour cette édition, la direction artistique a été confiée au critique d'art franco-iranien Morad Montazami, figure reconnue pour ses travaux sur les modernités du Sud. Le thème choisi, la fragilité envisagée comme « puissance esthétique et foyer poétique », s'inscrit dans un mouvement intellectuel plus large qui réhabilite la vulnérabilité comme catégorie critique, à rebours des discours dominants sur la résilience. Le ministre de la Culture, de l'Artisanat et du Tourisme, Alpha Thiam, a réaffirmé à cette occasion le soutien « sans équivoque » de l'État sénégalais à l'événement, signalant une continuité institutionnelle dans un contexte de recomposition politique récente.

Les angles

Dakaractu insiste sur la dimension événementielle du dévoilement, présentant la cérémonie comme un acte de lancement symbolique et soulignant la présence du ministre. L'Agence de presse sénégalaise, relayée par All Africa, s'attarde davantage sur la portée conceptuelle du thème, citant les explications de Morad Montazami sur la fragilité comme outil de pensée esthétique. Les deux sources convergent sur les dates et le nombre d'artistes, mais aucune ne précise la répartition géographique ou genrée de la sélection, ni les critères qui ont présidé au choix des participants.

La question Jubël

La notion d'« arts de la réparation » convoquée par le thème résonne avec des débats contemporains sur les restitutions patrimoniales et les mémoires coloniales : est-ce une coïncidence ou une orientation programmatique délibérée ? Et dans quelle mesure la tutelle étatique affirmée « sans équivoque » conditionne-t-elle, au-delà du financement, les choix artistiques d'une biennale qui tire une part de son prestige de son indépendance de ton ?

Sources : Dakaractu, All Africa (fr)

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