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Politique

Diomaye Faye à l'ONU : le Sénégal parle au nom de la CEDEAO

À New York, le président sénégalais porte un double mandat : celui de son pays et celui d'une organisation régionale en quête de crédibilité.

Dessin de repli : Présider une communauté, c'est aussi parler au nom de ceux qui ne vous écoutent plus.
Le dessin de JubëlPrésider une communauté, c'est aussi parler au nom de ceux qui ne vous écoutent plus.

Le fait

Bassirou Diomaye Faye s'exprime ce jeudi 24 septembre 2026 à la tribune de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies, à New York. Il intervient à un double titre : chef d'État du Sénégal et président en exercice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), fonction dévolue au Sénégal en juillet 2026. En marge des sessions plénières, il a également tenu des échanges bilatéraux axés sur la sécurité au Sahel et la lutte contre le terrorisme.

Le contexte

La CEDEAO traverse une période de turbulences sans précédent : le retrait annoncé du Mali, du Burkina Faso et du Niger de l'organisation a fragilisé l'architecture régionale que les fondateurs avaient patiemment bâtie depuis 1975. C'est dans ce contexte de fragmentation que le Sénégal hérite de la présidence tournante, en juillet 2026, conférant à Diomaye Faye une stature régionale à géométrie variable. Sur le dossier sécuritaire, le Sahel reste l'épicentre d'une crise durable, où groupes armés et instabilité politique se renforcent mutuellement. Le président sénégalais a également invité l'Union européenne à amplifier son soutien aux initiatives africaines de paix, signalant une volonté de rééquilibrer les termes du partenariat avec les bailleurs traditionnels.

Les angles

Senego insiste sur la dimension symbolique de la prise de parole à la tribune onusienne, présentant l'intervention comme un moment d'audience continentale. Le même média souligne, dans un second article, la nature concrète des échanges bilatéraux engagés en coulisses, notamment sur la question sahélienne. Les deux traitements convergent vers l'idée d'un Sénégal qui entend s'affirmer comme interlocuteur régional incontournable, sans toutefois détailler le contenu précis des positions défendues ni les réactions des partenaires consultés.

La question Jubël

La présidence sénégalaise de la CEDEAO intervient alors que trois membres fondateurs de l'organisation contestent ouvertement sa légitimité : dans quelle mesure Dakar peut-il parler au nom d'une communauté dont l'unité est structurellement mise en cause ? Et la tribune onusienne, si elle confère une visibilité indéniable, suffit-elle à restaurer la cohérence d'un bloc régional dont les fractures internes restent, pour l'heure, sans réponse collective ?

Sources : Senego, Senego

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