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International

Conseil de sécurité : l'Afrique réclame sa place, encore

À l'ouverture de l'Assemblée générale, le secrétaire général sortant relance un débat vieux de plusieurs décennies.

Dessin de repli : Depuis 1945, la chaise est réservée. Elle attend toujours le vestiaire.
Le dessin de JubëlDepuis 1945, la chaise est réservée. Elle attend toujours le vestiaire.

Le fait

À l'occasion de l'ouverture de l'Assemblée générale des Nations unies, le secrétaire général sortant Antonio Guterres a appelé, le 23 septembre 2026, à une réforme en profondeur du Conseil de sécurité, plaidant explicitement pour l'octroi d'un siège permanent à l'Afrique. Ce discours, dernier du genre pour Guterres à ce poste, porte également sur une refonte de l'architecture financière mondiale.

Le contexte

Le Conseil de sécurité, tel qu'il a été configuré en 1945, compte cinq membres permanents dotés d'un droit de veto : États-Unis, Russie, Chine, France et Royaume-Uni. L'Afrique, continent de 1,4 milliard d'habitants représentant 54 États membres de l'ONU, n'y dispose d'aucun siège permanent. Cette absence est régulièrement qualifiée d'anomalie historique, héritée d'un ordre mondial établi avant les indépendances africaines. Le « Consensus d'Ezulwini », adopté dès 2005 par l'Union africaine, réclame deux sièges permanents avec droit de veto pour le continent, sans qu'aucune avancée concrète n'ait jamais suivi.

Les angles

France 24 Afrique met en avant la dimension symbolique du discours de Guterres, soulignant le poids de ce plaidoyer final d'un secrétaire général en fin de mandat. Jeune Afrique adopte un ton nettement plus critique, rappelant l'écart persistant entre les déclarations consensuelles et les rapports de force effectifs qui bloquent toute réforme. Le média panafricain note que la demande africaine « résonne à nouveau à New York », formule qui signale la répétition du rituel davantage qu'une rupture. Les deux sources s'accordent sur le diagnostic mais divergent sur le registre : l'une documente l'appel, l'autre interroge sa portée réelle.

La question Jubël

Si le plaidoyer du secrétaire général sortant est salué, il convient de noter qu'aucun des cinq membres permanents n'a, à ce jour, manifesté de volonté formelle de réviser le droit de veto ou d'élargir la composition du Conseil. Dans ce contexte, en quoi l'Afrique dispose-t-elle aujourd'hui d'un levier de négociation inédit par rapport aux cycles précédents ? Et au-delà du nombre de sièges, la question de savoir qui, parmi les États africains, parlerait au nom du continent, est-elle seulement posée ?

Sources : France 24 Afrique, Jeune Afrique

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